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LES VISAGES DE L'AMOUR

Je me suis toujours étonné du nombre incalculable de fois où ce terme, Amour, résonnait dans nos oreilles au quotidien. A la télévision, la radio, les chanteurs n’en tarissent plus d’éloges au sujet de ce sentiment qui semble les inspirer au plus haut point.

 


Rempli d’amour par une famille Orientalo-Ultra-Protectrice, je ne comprendrais que plus tard, les raisons de cet attroupement des êtres qui m’entourent, aux portes de ce sentiment qui leur promet de peindre leur âme des mille couleurs de son essence.
Conscient de mes lacunes au sujet de l’amour, je vais à sa rencontre, au fil de mes voyages.
C’est là qu’il me laissera entrevoir, perdu au milieu de nulle part, la puissance de ses pouvoirs…

Lancé à la découverte de cultures exotiques, au fin fond de l’Amérique latine, l’amour frappera à ma porte une première fois. Il affine son premier stratège en m’approchant et m’interpelle pour me rappeler ô combien nous nous ressemblions tous.
Je regarde les passants, scrute leurs visages, leurs allures. Et je me rends compte que je les Aime. Oui. Tous. Flânant dans les ruelles, ces âmes, fusionnées dans des corps, viennent vers moi et soudainement, ce moment de lucidité traverse mon être.
Loin de la société de l’immuable aliénation, mon cœur est au repos et se nourrit de mon humanité retrouvée pour me souffler ce sentiment qui ne semble pas connaître de limite dans son extension, comme l’espace du cosmos. Cette même lueur dans les yeux qui trahit l’existence de toutes ces peurs injustifiées qui nous assaillent. Et, étrangement ce même potentiel de paix lorsqu’on s’en remet à l’amour de l’autre. Ce sentiment n’est donc pas niais comme je le pensais. C’est une clé ouvrant les portes d’un chemin de lumière. Ces Inconnus sont tellement moi. Comme complétant mon existence par la lueur de leurs yeux qui illumine la mienne. Par la douceur de leurs sourires qui rappellent notre connexion originelle. Définitivement. La paix qu’apporte la découverte de contrées inconnues rassure. Ni débauches, ni excès de la culture Burger ne mènent au calme et à la volupté des instants auxquels nous aspirons.
Ce jour là, la peur de l’autre m’a quitté. C’était le premier cadeau de l’amour.

Le second visage de l’amour ne s’est manifesté à moi jusque là que dans de merveilleux songes. Il s’agit de cette bienveillance infinie entre deux êtres qui se rencontrent.
Et qui depuis ne rêvent que de partager des moments de douceur, main dans la main, yeux dans les yeux.
Ces images me renvoient à des sourires qui rayonnent au milieu d’une nature tellement appropriée à la joie. Au bonheur vierge. Une rencontre, l’échange d’une force de vie offrant une complétude à ton être. Je t’offre le cadeau de mon émerveillement au monde, je t’offre le renouveau de l’éveil de mes sens et la pupille qui t’apaise. Celle qui donne une vigueur à ta beauté que nul n’apprécie autant que moi.
Il me reste à déterminer une chose capitale. Savoir si cet Amour est un mythe, trempé dans un désert de mielleux mirages ou un autre aspect de l’exceptionnelle magie de cette vie qui nous a été donnée.
C’est aussi ça l’amour.

Puis il y a l’amour avec un plus grand « A », celui qui s’élève au dessus de l’amour entre deux êtres. Et le complète. C’est l’amour que l’être fait rayonner à travers l’univers. Cet amour crée le paradis d’un homme encore vivant sur Terre. C’est un sentiment qu’on ne peut qu’approcher, semble-t-il. Celui qui ajuste et harmonise toute vie avec le reste des mondes, apparents ou cachés à notre vision Humaine.
Si la vision ne le perçoit pas, le cœur lui en a bien conscience. Car tous les cœurs parlent la même langue. L’apaisement le plus doux, le plus complet, ne vient que de cet Amour.
Les Indiens l’appellent nirvana, les Tibétains myan-ngan. C’est le Fanaa pour les Soufis. Ce sentiment ne semble accessible qu’aux êtres ayant reçu le cadeau de la foi.
Ceux qui perçoivent de rares bribes du sens profond du monde. Ceux qui ne croient pas au hasard. Et qui se soumettent à cette Intelligence qui régit le sens de ce nombre infini d’interactions du monde apparent. Ceux qui ressentent la perfection de l’architecture universelle lorsqu’elle les transcende par sa splendeur. Cette beauté est elle aussi Amour. Surtout. Uniquement et inconditionnellement.
Que d’éclats. Brillez chers amis. Brillez de votre vérité. Brillez par le bien que vous laissez derrière vous et par celui qui vous promet une destinée immaculée.
Je me demande si chaque être perçoit cet amour qu’il reçoit…
Il peut s’agir de frissons particuliers, qui prennent le corps pour terrain de jeu, quand leurs pensées aspirent à l’Unique, l’Éternel. Ou d’autres manifestations sur lesquelles j’aimerais tant échanger. Pour comprendre davantage.
Car par son caractère Magnanime, Il répond à votre besoin d’Amour.
Et, sachez le, il vous aime plus que votre propre mère. Cela ne vous ôte pas l’immense amour de vos mères.
Non. Il vient s’y ajouter. Généreusement. Sans condition.

C’est surtout ça l’Amour.

© Carnet de safars
Maz EL Arabi

LUMIERE & PERCEPTION

La nature même de la lumière est le fait d’être apparente à la perception.


Pour qu’il y ait perception, il faut qu’il y ait de la lumière mais également un œil qui puisse l’admirer.
La lumière est ce qui est apparent et ce qui fait apparaître. Pourtant, pour les aveugles, aucune lumière n’est apparente ni ne fait apparaître.

L’organisme vivant, doué de la vue, est donc aussi nécessaire à la perception que la lumière apparente.

Il l’emporte même sur la lumière puisqu’étant doué de la vue : il est ce qui perçoit et la perception s’opère par lui. Alors que la lumière ne perçoit pas et que la perception ne s’opère pas par elle, mais plus exactement, en sa présence.

La lumière c’est donc davantage celui qui voit plutôt que ce qui est vu.

Vous êtes des lumières chers amis, quoiqu’on en dise.

© Carnet de safars  
Maz El Arabi

SONGES DE LA MER DE CHINE

Perdu sur une île au large de la mer de Chine, où je me suis réfugié à l’ombre d’une petite grotte, je me sens seul, je me sens bien et empli d’une joie téméraire. Celle qui connecte mes sens à la Terre.  

 


Quoi de plus vrai, brut, gouteux que la nature. Qui vous parle mieux qu’elle quand le vent rafraichit votre humeur, que le bois absorbe vos doutes pour expirer l’air pur que vous respirez. Quant au regard, cette porte ouverte sur ce monde qui s’offre à vous, il s’étonne, s’émerveille. Puisque les brimades et autres épreuves vexatoires imposés par les murs construits par l’Homme ne s’interposent plus entre lui et l’immensité terrestre. Ce repos sur une île est en quelque sorte l’occasion d’accroitre l’acuité de la vue du cœur sur les infinis possibles de votre existence. Les pieds terrés dans un sable d’une douce tiédeur, les remous salés de la mer bercent mes pupilles et me laissent entrevoir la possibilité d’une naïve communion entre mes émotions
et les éléments. 
Comme ça, naturellement. C’est l’apaisement. Cet apaisement auquel tout le monde a droit puisque chaque cœur dispose de sa propre source de quiétude. Les oreilles jouissent d’un silence menant les cœurs d’une bulle sereine à l’autre. Les idées positives se succèdent, l’âme est au repos et le cœur repère et replace le vrai dans le vrai. Le faux dans la fosse au faux.

Aucune publicité à l’horizon. Aucune trace de sollicitations commerciales. Point de colère. Point de courses folles. Point de vérités travesties. Elles ne sont pas admises au royaume des éléments originels.

La quiétude et la créativité de l’enfance remontent en selle. Face à vous, par des allers retours sur leurs destriers, elles repeignent votre portrait d'enfant à l’horizon. Pour le porter à nouveau à vos yeux. Vous rappelant ainsi que vous ne devriez pas oublier. Ne pas oublier que l’innocence n’est jamais forcément perdue et l’espoir du bonheur jamais forcément vain. Que la culpabilité et la peur ne sont pas maîtres de vos vies, car la beauté de la réalité originelle est la promesse avérée d'une source de pardon intarissable.

Nous nous devons d’essayer, d’affronter en toute honnêteté et de réessayer jusqu’à se rendre compte de l’immense potentiel qui nous anime. C’est une confession de la quiétude que je vous livre là. Ces petits êtres doués d’une magie qu’aucune science n’a comprise à ce jour sont bien plus. Plus et il n’y a pas de discussion à avoir sur la limite de ce comparatif. Car vous êtes plus que ce qu'on veut bien vous faire croire. Et il n’est pas là question de poésie, puisque l’origine de la Vie, la vôtre, est (et demeurera à mon humble avis) le plus grand mystère scientifique encore irrésolu à ce jour.
Si vous Le voyez au loin, vous demandant de donner plus sur la voie de la Grandeur. Faites le. Si vous décelez Son visage dessiné par de malicieux nuages, alors promettez Lui d’essayer. Encore et encore. Tout ce que nous pouvons faire, c’est essayer. Essayer d’être à la hauteur de Ses attentes bienveillantes en se promettant d’y arriver.
Nous sommes libres de modeler le bonheur et la paix. 

Qu’attendons nous ? 

Le bon par le bon, Le bien par le bien. Point d’inversement.

© Carnet de safars
Maz EL Arabi

LA NAISSANCE DE CARNET DE SAFARS


Tout petit, je me souviens déjà de cette fascination pour le ciel, ses nuages et les ornements qu’il revêt à la nuit tombée.
En grandissant, je me rends compte que la Terre qu’il protège est une succession de territoires qui renferment des splendeurs, comme un avant goût du paradis.
Chaque pays détient les secrets de sa saveur, de ses odeurs et de ses atmosphères si particulières. 






Le Voyage est avant tout un voyage des sens, une évasion de l’esprit. Un temps libre qui libère les sentiments et affranchi des émotions que l’on peut presque toucher du doigt. 
Ma passion pour le voyage prend racine dans un premier périple totalement inattendu sur les vastes territoires d’Amérique Latine. L’appétit du monde, des visages, paysages et cultures ne me quittera plus. 

Carnet de Safars cherche à partager avec vous cette vision émerveillée du monde à travers mes voyages passés et futurs.


L’Univers, La Terre, les Hommes, un seul Amour.

 © Carnet de Safars

Maz El Arabi